Saw 6 – no comment


J’ai bien honte de l’avouer mais je suis allée voir Saw… 6 … en 3D.
Maintenant que je viens de perdre toute crédibilité aux yeux des cinéphiles et des personnes saines d’esprit, je tiens quand même à préciser que ce choix n’est autre que le fruit d’une conciliation – comme il y en a beaucoup quand on ne va pas au ciné seul. J’avais fait ma petite crise pour aller voir Hereafter (ms si, tu vas voir, c’est super !) et obtenu d’aller voir Due Date juste après… J’ai donc concédé, la larme à l’œil, à me rendre au cinéma pour visionner cette grosse merde ce film d’auteur engagé et perturbé.
Pour ceux ne connaissant pas, le concept de Saw se veut initialement psychologique ; l’objectif étant de jouer sur les peurs de la population en lui rappelant la sacro-sainte morale religieuse : si tu agis mal, ca va te retomber dessus puissance 1000.
La saga Saw n’ayant pas vocation théologique, le méchant se contente de punir de mauvaises personnes (qui trompent leur conjoint ou travaillent à Wall Street ou pire sont socialistes –crime aux US) en les obligeant à faire un choix : soit la mort de manière atroce (explosion de la tête, corps déchiré en mille pièces…) soit un autre truc atroce à s’infliger en un temps limité (s’arracher les dents, plonger sa main dans de l’acide pour attraper la clé des menottes…) – mais qui les laissera vivants s’ils y parviennent. Malheureusement,  ca se termine, dans 98% des cas, par la mort ; le méchant est un personnage joueur, certes, mais toujours pervers.  
Et quand le héros fait partie des 2% ayant survécu, il voit généralement la vie autrement, devient une bonne personne et, comble de la soumission masochiste, il remercie le responsable de son calvaire en se proposant de l’aider dans son œuvre (c’était le seul moyen qu’il y ait plusieurs Saw surtout).  
Nous voici donc au sixième volet (1 par an depuis 2004, c’est dingue non ?) : un arriviste menteur écrit un livre témoignant qu’il est un survivant du méchant psychopathe et devient donc une star passant sur toutes les chaines télé– déjà on le suppose stupide. Bien sur – il fallait s’en douter- le méchant ca ne lui plait pas vraiment qu’on se la joue sans avoir vraiment survécu à ses pièges rédempteurs ; il va donc lui apprendre la vie tiens !  
Ainsi démarre et finit le film. Vous savez tout : 10 minutes de dialogue et 1h10 d’insoutenable barbarie se caractérisant par une succession de morceaux de viande volant dans tous les sens, sur fond de hurlements.
Outre le film, un glorieux navet, je retiendrai surtout qu’il y avait tout un tas de mecs seuls dans la salle. Ceci m’a valu une quasi attaque de panique (et si le type de derrière il décide de me couper la tête en deux ?) et un grand questionnement : un bilan psychologique ne serait-il pas nécessaire avant (et après) le visionnage de ce film ?
Du coup, j’avais envie de leur dire à ces mecs (une fois en sécurité dans la voiture) : «  Attendez les gars, si ca vous travaille tant que ca la barbarie et la souffrance, allez donc faire un tour dans certains pays d’Afrique ; on vous fera une démo gratuite option machette/démembrement et dans laquelle vous serez le personnage principal ; mieux que la 3D du ciné!». Bizarrement, c’est un peu moins vendeur…
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Un commentaire pour Saw 6 – no comment

  1. Ping : Due Date (Date Limite) | Flâneries d'une bordelaise…

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