Suite(s) Impériale(s) – Bret Easton Ellis


Je viens de terminer le dernier Bret Easton Ellis et je me dis, encore une fois, que j’aime vraiment cet écrivain. C’est le genre d’auteur qu’on lit perplexe, en se demandant, parfois, comment on peut apprécier des livres si plein de vices et de violence (sous toutes ses formes). Peut être parce qu’on y entrevoie une certaine réalité, un penchant de l’Homme… Pffffff …. Soyons honnête, outre le fait que le vice passionne l’Homme depuis une éternité, c’est surtout parce qu‘il est doué ce Bret à écrire sur la vie désenchantée du monde bling bling (voir mon post sur son livre d’avant « Lunar Park », excellent d‘ailleurs).
Maintenant que le contexte est posé, attaquons nous au bouquin : Suite(s) Impériale (s) – faisant suite à son excellent « Moins que zéro », que je vous conseille de lire en premier.
Notre héros (total anti héros), Clay l’écrivain à succès issu d‘une famille riche, a 25 ans de plus que la dernière fois mais toujours les mêmes habitudes : alcool, drogue, filles (de joie) et tout un tas de vices… Un vrai crevard ce type là!
Il revient donc à NY afin de participer au casting de l’adaptation d’une de ses œuvres, en profitant, comme toujours, de jeunes actrices prêtes à tout pour réussir. Sauf que cette fois, ça vire au roman noir avec des menaces qui lui sont faîtes par un inconnu ainsi que l’annonce de la mort atroce, non élucidée, d’un de ses collègues de part-y / -ouze (au choix).
Au final, ça va loin (âmes sensibles s’abstenir… comme d’hab avec Bret sans pincettes), c’est trash, artificiel et Clay, ce pourri, nous montre que l’espèce humaine, sans limites, ça finit mal et tristement (ne cherchez pas une morale à l‘histoire, il n‘y en a pas)!
Je l’ai lu d’une traite, sans pouvoir le lâcher jusqu‘à la dernière page (angoisse, montée du rythme…); et je me dis que c’est dingue parce que, finalement, je pense franchement que Bret aurait pu faire -beaucoup – mieux. Il ne s’est vraiment pas fatigué contrairement à « Lunar Park » où la créativité et le fond étaient époustouflants.
A vous de voir !
Sinon, il y a une vertu pédagogique à lire ses livres, surtout si vous rêvez de devenir actrice (ou acteur) à Hollywood et que vous croyez encore au monde des Bisounours… On se comprend🙂
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2 commentaires pour Suite(s) Impériale(s) – Bret Easton Ellis

  1. Sylvie dit :

    Ben zut, le monde des bisounours n’existe pas !!!!
    Merci de ta critique belle Flâneuse
    Bises

    • Une bordelaise flâne dit :

      J’ai hésité avant de l’annoncer mais c’est un fait ! Il nous reste le monde de Candy🙂
      Bonne journée! Bise

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