Péripéties d’Australie – Part 1: L’envol


Il y a quelques jours, je revenais de mon déplacement pro. en Australie – là vous vous dites elle couche surement avec son boss que mon boulot c’est vraiment la belle vie, je sais; il est donc temps que je partage mon guide de survie.
Chapitre 1 : Le trajet
Règle N°1 : Stylé (e) comme jamais tu embarqueras en Business
La France étant un pays où le salarié est roi (si, si, si), mon déplacement était par conséquent en Business. Néanmoins, quand on me dit 20h de vol (et je ne compte pas les escales), je pense baskets, jean, tshirt confortable et no make up – erreur de base si vous êtes célibataires, car il y a du male sexy dans tous les sens graou graou.
Bref, tout ça pour dire qu’avec ce genre de look et d’attitude, vous serez en décalage évident avec l’ambiance hardworking du Lounge où tout le monde est scotché à son ordi, CNN ou son blackberry; ignorant tristement la sélection intéressante de vins à disposition.
A faire: prendre un air sérieux, froncer souvent les sourcils avec un air concerné, sortir tout l’electronique imaginable de votre sac (que si c’est apple bien entendu), passer un coup de fil dans une autre langue (switcher de langue pendant l’appel, c’est encore mieux), discuter d’un sujet d’actualité ou de votre dernier achat (supérieur à 10 000 euros, sinon on s’en fou)…
A ne pas faire: vous servir à boire ou à manger plus d’une fois (c’est trop pauvre comme attitude), utiliser les ordinateurs à disposition (quoi, vous n’avez pas le votre??!), lire un magazine féminin (stupide femme) ou un roman (espèce d’artiste va!), prendre une photo de ce lustre design que vous verriez bien chez vous…
 
Règle N°2 : Ton voisin, tu ignoreras
Vient la magie du vol. Alors que je tentais désespérement de me plonger dans le trés léger « Sex friends »- déjà sous l’effet des deux coupes de champagne (et de quelques verres de vin, ayant zapé les règles de l’étape 1)- mon voisin décida subitement d’enfiler son pyjama (avec un Kangourou dessus – THE style) remis par la gentille hotesse.
A noter que plus personne n’est sexy à compter de ce moment là.
Ainsi, j’ai pu admirer l’atypique slip blanc et la chevelure abondante du torse ventripotent de mon voisin de vol – attrappant la nausée pour 10 jrs. Et vas-y que j’écarte les jambes histoire de pas lever mes grosses fesses, que je me baisse pour enfiler le pantalon laissant entrevoir un morceau de cul (là encore chevelu), et j’en passe… (c’est un blog décent ici, je vous le rappelle).
A faire: vous plonger dans un film aussi vite que possible, vous mettre en position lit pour vous couper du monde, enfiler votre bas de pyjama dans les toilettes en gardant votre Tshirt (sinon plus de dignité aucune!)
A ne pas faire: jeter un oeil sur ce que fait le voisin car s’il ne se met pas à poil, il est peut être en train de ronfler, baver, manger salement ou pire encore…
 
Règle N°3 : A ta sélection de films, attention tu feras
Ayant raté un grand nombre de films au ciné, ces derniers temps, je me faisais une joie à l’idée de visionner Fighter, Rabbit Hole et d’autres petites perles du genre.
Sauf que : ca sonne légèrement pathétique de pleurer à torrent lorsque l’hôtesse vous apporte votre dessert, s’inquiétant alors de la qualité de son service ou de votre santé mentale – j’ai pour excuse le fait que Rabbit Hole c’était vraiment triste.
A faire: regarder des films neutres mais relativement estimés au cas où vous devriez en parler à vos collègues (un bon classique de Woody Allen par exemple)
A ne pas faire: vous lancer dans un film drole, triste ou avec des scènes de sexe hot; car je crois bien avoir rougi quand le Stewart est passé me remplir mon verre de vin (c’est limite de l’incitation!) lorsque l’héroine de « Blue Valentine » se faisait prendre sans classe sur un canapé… Non un stewart n’est pas forcément gay pour info :p
Mais finalement, tout ça on s’en fiche royalement… Parce que ce qui compte, c’est bien d’être arrivée en fin d’après-midi sur Perth et d’avoir eu l’immense plaisir d’admirer le coucher de soleil (un fish & chips les pieds dans l’eau – 26°) le long de la plage de Cottesloe.
To be continued…
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8 commentaires pour Péripéties d’Australie – Part 1: L’envol

  1. margaux33 dit :

    20heures d’avion mon dieu! mais j’irais bien quand même en Australie ; merci pour ton humour

  2. J’ai adoré ton billet, c’est vraiment drôle…et si vrai!!!
    C’est vrai que la classe affaires c’est la classe, mais même en classe éco l’Australie vaut le coup! ;o)

  3. je veux ton boulot, je veux m’envoler en business, je ne veux pas du monsieur chevelu des fesses !!!
    Tu m’as fais rire, une fois encore…
    Gros bisous ma belle
    Sylvie

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