Le management de Chef – Un métier d’avenir


Ca fait longtemps que nous n’avons pas causé mon cher lecteur…
Alors voila, tous les jours, on se lève, on va au boulot et on a un Chef et c’est la me*rde. Y en a toujours un et, gentil ou pas, ça reste un Chef qui finit forcément par avoir raison; du moins c’est ce qu’il le croit.
D’ailleurs, je pense fortement à lancer une formation en « Management de Chef » parce que, bizarrement, ça ne fait partie d’aucun cursus universitaire – je soupçonne une conspiration héhé.
Je commencerai donc en deux étapes:
==> Step 1: Identifier la race de ton Chef
Comme au supermarché, on a les légumes, les crèmes, les porcs, les mollusques, les vaches, les surgelés, les tronches de cakes… Bref, la différence c’est qu’on ne les choisit pas et qu’il n’y a pas de recettes Marmiton pour les cuisiner à ta sauce; alors même que tu dois en manger tous les jours, si c’est pas injuste la life.
Pour le cas pratique, j’ai identifié mon boss comme Le Boss Extraterrestre
C’est le genre unique qui tombe de sa chaise à force de se balancer, alors que tu es assise en face de lui; le genre qui regarde par la fenêtre et quand tu lui demandes « tu m’écoutes »? Il te répond « Scuz y avait trois moineaux qui me dévisageayeuuh et ça m’a perturbayeuu ». La cérise étant lorsqu’il m’a fait le coup de R Kelly: je lui disait « I believe » (ben ouais on speak l’anglais au boulot) et qu’il n’a rien trouvé de mieux à faire que de me couper en chantant « I can flyyyyyyyyeuuuuuuuuuuuuuh ». Quoique la fois où j’ai eu 5 minutes de retard à un meeting et qu’il m’a dit « ce sera dix coups de fouets sllllllllaaaaaaaaaaaaasht » (en mimant hein, sinon c’est moins drole), c’était pas mal non plus. Ou la fois où, en bas du boulot, il voit un type en djellaba blanche et sort « c’est mignon comme tout son ptit ensemble blanc à ce garçon » (hummmmm, j’ai compris)… Bref pour ce genre, le seul truc à manager c’est ton fou rire car c’est un peu « y a de la joie » tous les jours .

Yeahhhh I love my boss

Ne sois pas triste, le boss depressif, vantard ou même normopathe t’assurera des moments très drôles également. Le pire étant le boss femme, nous sommes d’accords – mais rassures-toi, les inégalités hommes femmes au travail t’assurent un top manager de se*xe masculin pour de nombreuses années encore (F*$*$).
==> Step 2: Savoir ce qu’il attend de toi
Important de t’adapter au Chef si tu veux passer la période d’essai. Après? Tu t’en fiches un peu, le droit du travail protège tellement le salarié que tu peux largement te faire plaisir en abus divers et variés par la suite; Patience!
Mister chef veut donc, au choix:
** De la leche, de la leche et encore de la leche. Et attention, car pour certains, ça ne se passe pas qu’au figuré (dans ce cas, tout dépend de ton implication au travail).
Que faire? Lui demander ce qu’il a fait de son week end, remarquer sa new coupe de cheveux (6mm au lieu de 12 c’est tellement plus IN), ne jamais contredire ses idées (même si c’est d’acheter 1 tonne de pins avec le logo de la boîte ) mais plutôt lui poser des questions, ainsi il arrivera à ta déduction en croyant qu’il est à l’origine de l’idée… SMART!
** Que tu fasses un max de boulot pour qu’il puisse se glorifier de ton travail (l’enflure de base)
Que faire? Toujours passer par lui, trop d’indépendance et c’est la torture assurée. Repère quel autre chef du service ne peut pas se le voir et il te suffira de tendre une perche pour faire circuler que tu te tapes tout le boulot.
** Que tu le laisses faire ses parties de golf sans le déranger (il entretient son réseau du Rotary, faut que tu comprennes)
Que faire? Ne crie pas victoire face à cette illusion de libertad (je t’imagine déjà, tel un Florent Pagny se croyant à l’abri des impôts) car si tu n’as pas respecté les deadlines, il t’accusera de ne pas avoir assez communiqué sur l’avancement de ton projet et ne te soutiendra pas. Keep him posted!
** Que tu sois son esclave et qu’il puisse deverser toute sa frustration sur toi
Que faire? Hummm j’aime le tyran. La jouer ultra ultra gentille et souriante jusqu’à ce que ton bonheur apparent le pousse à se mettre en dépression. Après y a les classiques : cracher dans le café, lui piquer tous ses stabilos (variante: post-it, trombones…), cacher sa souris, supprimer des rdv outlook… Le pousser dans les escaliers est cependant exclu!

Ouuuh que c'est méchant!

** Que tu lui permettes de jouer au top manager
Que faire? profite, il t’écoute car son rêve c’est d’être le manager de l’année (même qu’il est abonné à management magazine d’abord!). Demande des formations, des feedbacks sur ton travail, sur sa relation de travail avec toi, sur le comment il te voit dans 5 ans… Bref, donne lui l’impression que tu as besoin de lui et qu’il crache la grosse prime l’idéaliste!
 

Le plus important c'est d'y croire

 
En fait, ce que j’aime par dessus tout avec un Chef, c’est qu’il croit vraiment te connaître et que, du haut de sa position, il ne te voit pas venir gros petit manipulateur que tu es 🙂
Bon, faut que j’aille me coucher, je dois être en grande forme demain car ce n’est pas de tout repos le management de Chef.
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4 commentaires pour Le management de Chef – Un métier d’avenir

  1. J’adore tes « dossiers », cela m’avait manqué…
    Gros bisous
    Sylvie

  2. T’as oublié le bleu de méthylène dans le café, c’est vieux mais ça a toujours son petit effet…

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